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ⓘ Iemanja. Dans les contrées dont elle est originaire, Iemanja est connue sous les noms de Yemoja, Ymoja, Yemayá. Dans la mythologie yoruba, Yemoja est une déesse ..


Iemanja
                                     

ⓘ Iemanja

Dans les contrées dont elle est originaire, Iemanja est connue sous les noms de Yemoja, Ymoja, Yemayá.

Dans la mythologie yoruba, Yemoja est une déesse mère ; elle est la divinité protectrice des femmes, et tout particulièrement des femmes enceintes. Il existe de nombreuses histoires contant la façon dont elle est devenue la mère de tous les saints. Elle était mariée à Aganju et eut un fils, Orungan, et quinze orishas naquirent delle. Parmi ceux-ci, on compte Ogun, Olokun, Shopona et Shangô. Dautres histoires racontent que Yemaya a toujours existé et que toute vie est née delle, y compris tous les orishas. Son nom est la contraction des mots yoruba "Yeye emo eja", qui signifient "La mère dont les enfants sont comme les poissons", évoquant ainsi limmensité de sa fécondité et de sa maternité, ainsi que son règne sur toute chose vivante.

Yemayá ou bien Yemoja apporte amour et tendresse envers ses "fils". La légende raconte que lorsquune personne na pas de mère à qui parler, elle peut, soit aller sasseoir au bord de la mer pour lui raconter ses soucis, soit allumer une bougie bleue pour lappeler. À limage de la mer quand on se baigne dedans, Yemayá embrasse et entoure ses "fils". Elle a un côté guerrier quelle nhésite pas à utiliser pour défendre ses "fils".

Il ne faut pas confondre Yemoja ou Yemanja, orisha de la mer, et Yemowo, épouse terrestre du roi Oshala, lui-même divinisé comme orisha blanc ou orisha de la création du monde, même si cette confusion est souvent faite. Contrairement à Oshala, Ogoun, Shango, etc., Yemanja ne semble pas être la déification dun personnage historique connu.

                                     

1. Au Brésil

Elle est célébrée au Brésil dans les cultes afro-brésiliens, tels que le candomblé ou lumbanda.

Dans le panthéon afro-brésilien, Iemanja est reconnue comme la mère des Orixás divinités de la nature. Elle est la reine du monde aquatique, parfois représentée comme une sirène, ou plus souvent comme une créature fabuleuse émergeant des flots.

                                     

1.1. Au Brésil Histoire de larrivée au Brésil

Divinité africaine yoruba, Iemanja a fait le voyage vers le Brésil avec les esclaves noirs que lon arrachait à la terre de leurs ancêtres. Les clercs portugais chargés de lévangélisation des Noirs se sont bien sûr méfiés de la religion animiste. Le paganisme devait disparaître pour laisser la place à la "vraie foi", le christianisme.

Dans ce but, et afin de faciliter la conversion des esclaves noirs, le clergé présent au Brésil a encouragé le syncrétisme, cest-à-dire lassociation de divinités non chrétiennes aux saints catholiques. Cest ainsi que Iemanja a été assimilée à la Sainte Vierge.

Cest de ce syncrétisme que sont nées les religions afro-brésiliennes.

                                     

1.2. Au Brésil Qui est Iemanja au Brésil?

Iemanja est la mère de tous les orixas. Elle est associée à leau en général et plus particulièrement à la mer, à locéan.

Selon Pierre Verger, Français ayant consacré sa vie à létude des religions afro-brésiliennes, Iemanja serait la fille de Olokum, divinité maritime tantôt féminine, tantôt masculine selon les régions dAfrique. Iemanja se serait mariée avec Olofin mais, fatiguée de ce mariage, elle aurait fui vers louest. Olofin laurait alors fait rechercher et, se sentant en danger, Iemanja aurait brisé une fiole remise par son père Olokum afin de la protéger du danger. La mixture contenue dans le flacon aurait donné naissance à un fleuve, transportant ainsi Iemanja jusquà locéan.

Une autre légende nous apprend que Iemanja a tellement pleuré le départ de son fils Oxossi, qui la abandonnée pour vivre dans la forêt, quelle sest liquéfiée de chagrin. Devenue fleuve, elle sest jetée dans la mer.

  • Associée à la Vierge Marie.
  • Protectrice des pêcheurs, mais aussi des mères et des enfants.


                                     

1.3. Au Brésil Culte et festivités au Brésil

  • Le réveillon du 31 décembre

La plus grande fête en lhonneur de Iemanja a lieu le 31 décembre. La foule se réunit en divers points du littoral et dépose des offrandes dans des paniers en paille. Il peut sagir de miroirs, de peignes, de bijoux divers, de parfum, de fleurs. Dans les paniers, on glisse de petits billets faisant état des souhaits de chacun pour lannée à venir.

A Rio de Janeiro, le soir du réveillon, il est coutume de jeter des roses blanches à la mer et de se vêtir de blanc, en lhonneur de Iemanja.

  • La fête de Iemanja à Salvador de Bahia

Le 2 février, fête officielle de Iemanja, la célébration a lieu à Salvador de Bahia, sur la plage du Rio Vermelho. Elle attire des adeptes ou des curieux venus de toutes parts.

Cette fête a été créée vers 1920. Daprès la légende, après une année de maigres prises, les pêcheurs bahianais se sont tournés vers les saints africains pour réclamer une pêche plus abondante. Initialement nommées "Offrandes à la mère de leau", les festivités se sont fait connaître comme "la fête de Iemanja", dénomination courante depuis les années 1960.

La population se réunit sur la plage dès le matin, danse au son des tambours et des chants africains, puis font leurs offrandes à la mer. La fête de Iemanja est très populaire, et y participent des milliers de personnes: Blancs et Noirs, riches et pauvres, Brésiliens ou étrangers. Elle donne lieu à de nombreuses manifestations culturelles

                                     

2. Yemaya dans la santeria

Dans la santeria, en particulier à Cuba, elle peut porter les noms de Yemaja, Yemaya, Yemayah, ou encore Iemanya. Yemaya est associée à la Virgen de Regla, la patronne des marins. Sa couleur est le bleu.

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